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mardi 20 novembre 2007

:: Post Scriptum ::

Bonjour,

quitte à en lire un peu, histoire de comprendre de quoi on parle, commencez par le début, commencez par le bas ..

Tout en bas tout en bas ..

Bonne lecture...

lundi 23 avril 2007

Lundi 23 Avril - épilogue illogique

Lundi 23 Avril - Épilogue illogique



Trois mois. Trois mois de vagabondage, de surprises, de moments difficiles, mais surtout trois mois inoubliables. Trois mois du sud au nord de l'Inde à suivre les chemins tracés par le Lonely Planet, ce bouquin épais comme le bottin, qui se ballade dans les mains de tous les babtous en vadrouille.

De toutes manières, je pense que chacun voyage à sa façon, chaque voyage est unique, vous pouvez rencontrer 10 personnes aillant visité les mêmes endroits, jamais vous n'entendrez deux fois la même histoire, alors que certain auront passé les meilleurs moments à un endroit, le même aura été le pire des cauchemars pour d'autres... En revanche force est de constater malheureusement que les plus beaux endroits sont toujours les plus touristiques, ceux où la pression des vendeurs, des rickshaws drivers, des enfants est la plus forte. Une sorte de sollicitation constante dont il faut finir par faire abstraction. Le pire c'est de réaliser qu'aucune rencontre dans ces endroits là ne mènera à autre chose que votre main dans votre portefeuille. Il faut le savoir. Les arnaques sont présentes à chaque coin de rues, et même en prenant garde on tombe toujours dans les mailles du filet à un moment ou à un autre, en pensant avoir un bon feeling, ou tout simplement pour essayer de se prouver que toutes les rencontres ici ne sont pas que vénales, en vain...

A Bombay je passe la soirée avec Manou, on vadrouille de bars en bars, il devient saoul assez vite et n'a en fait en tête que de se faire payer à boire et à manger. A Jaipur, un mec nous alpague, nous invite à prendre un Chai, on se raconte nos vies, je lui dis que je cherche des opportunités en Inde, impek, il a un ami qui bosse dans la joaillerie et qui cherche des gens. Scam typique parait-il, il envoie des bijoux en France que vous êtes censés avoir acheté ici, le tout pour éviter les taxes. Il te promet 10 000 euros en échange. Tentant. Une arnaque bien sur, une arnaque qui peut te couter les droits de douanes, plus la valeur des bijoux, voire les deux... Il avait déjà un bon dossier de passeports, tous récents, les povres...
On est tombé Emilie et Moi ainsi que Mika, un compagnon de voyage, quasiment simultanément malades comme des chiens, bloqués à Agra. En lisant le guide, il disait qu'un vieux scam avait à priori disparu, des restaurants empoisonnaient des touristes, les menaient à des médecins sans scrupules pour extorquer quelques milliers d'euros aux compagnies d'assurance. Je peux vous dire que quand le tenancier nous a demandé si on avait une bonne assurance on a mis les voiles direct.
Et tous les jours, les mauvaises surprises succèdent aux bonnes et vice-versa, c'est pour cette raison qu'il faut savoir prendre de la distance dès les premiers doutes, en s'excusant, filant à l'anglaise. Heureusement, il arrive d'avoir des bonnes surprises, les indiens sont des gens d'une gentillesse et d'une hospitalité remarquable, il suffit juste de tomber sur les bonnes personnes, comme partout en somme.

 

 

 

Que de souvenirs en tout cas, pour le meilleur et pour le pire. Personnellement, je définirais l'Inde comme le pays des contrastes juxtaposés. Se tenir devant les skyscrappers sur le seafront à Bombay, marcher cinq minutes à l'intérieur de la ville et se retrouver dans un petit marché en terre battue, être ramené cent ans en arrières au milieu des animaux et des enfants qui jouent à se courir après dans vos pattes, et croiser une indienne en Saree avec un téléphone portable qui laisse le tient à la niche. Continuer dans la ville et manquer de se faire renverser 3 fois par une grosse mercedez blanche alors que toi tu essayes d'éviter les pousse-pousse et les Zébus. Prendre une grande bouffée d'air emplie d'odeur de curry et d'encens et se retenir de rendre la seconde d'après en passant au dessus d'un conduit d'égouts et d'un tas d'immondices...

Le pays des surprises aussi, je dis surprise mais certains prendront ça pour des aberrations. Le code de la route quasi inexistant, l'absence de poubelles dans la rues et de papiers toilettes dans les toilettes, les portes des trains qui ne ferment pas, les gens qui dorment à toutes heures dans les endroits les plus insolites (dos de camion en route, toits d'échoppes ou de taxis..), les animaux : vaches, zébus, biquettes, chiens et autres qui se balladent à droite et à gauche, aussi bien sur le trottoir que sur la route, l'absence du concept de queue à la file indienne (on devrait dire file des indiens d'Amérique d'ailleurs)... c'est bizarre, la liste pourrait continuer indéfiniment, mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans ce tableau en apparence chaotique, les choses se passent relativement bien, le klaxonne comme moyen de communication sur la route où chacun prend garde aux animaux, les gens derrière les comptoirs apprennent à gérer plusieurs personnes en même temps et quand assez de détritus sont rassemblés, ben quelqu'un y met le feu et brûle le tout...

 

Trois mois donc, moi qui devait rester cinq.. Pas que je n'en puisse plus, bien au contraire, mais il semble que je suis venu cherché ici quelque chose que je ne parviendrai à trouver.. Je pensais pouvoir trouver du travail, ou un moyen de me créer du travail ici, gagner ma croute quoi, en vain. Les opportunités que j'attendais ne se sont pas présentées, je n'ai pas rencontré les bonnes personnes ou chercher aux bons endroits je ne sais pas... J'aurais toujours pu commencer avec un salaire un indien, mais vous vous voyez vous toucher 100 euros par mois ?

Toujours est-il qu'il semblerait que les choses aient bougé en France et que je puisse commencer à creuser mon trou. Il me tarde de travailler en fait. Fini les vacances.. De toutes façon, j'ai fini par me rendre à l'évidence, peu importe le temps que je resterais ici, je serais toujours un touriste. J'ai entendu l'histoire de gens qui vivaient ici depuis des années et qui n'était toujours pas intégrés. La différence de culture est trop grande. Toléré mais pas intégré.

En revanche, aussi rapidement que les rues s'étendent, les mentalités changent à une vitesse impressionnante, spécialement dans les grandes villes, il y a encore quelques années une femmes dans la rue en Jean's était juste inimaginable, et aujourd'hui les premières mini-jupes font leurs apparitions... Sans rentrer dans les détails de la culture Indienne, détails avec lesquels je suis d'ailleurs assez peu familier (Castes, Marriage forcé...), je peux dire sans trop prendre de risque qu'il ne faudra pas beaucoup de temps pour que les choses changes, on va dans un futur très proche voir émerger une autre puissance capitaliste, qui sera forgée sur un modèle diffèrent, marquée de son histoire et de ses traditions mais bien décidée à prendre une place d'honneur dans l'économie de marché mondiale.

Et comme disais Vicky, one of my "friends": "In India, everything is possible", c'est pas faux, tout ce qui n'est pas interdit est possible et il y a peu d'interdictions, surtout quand on a de l'argent... Un autre pote, Yorgis, avait une formule consacrée qui ponctuait chacune de ses phrases : "it's India man, It's Crazy", j ai toujours trouvé que ca resumait bien...

 

Des beaux souvenirs donc, la découverte de Thiruvananthapuram, les palmiers de la plage de Varkala, les cours d'hindi à Aranmula, le week-end sur le bateau au milieu des Backwaters, les tournages, l'ambiance et les rencontres de Fort Cochin, rien de bien à Chennai, les petites rues calmes et propres de Pondicherry, Rue Surcouf, Rue labourdonnais, les chemins argileux, la phone et la flore d'Auroville, les grands boulevards et les monuments de Bombay, les flics d'Amedhabad avec qui on a pris des photos au milieu du traffic, le lac picchola d'Udaipur, les ballades en scotters, le monsoon palace (on a beaucoupbeaucoup aimé Udaipur nous.. ), les marchés de bijoux de Jaipur, le Taj Mahal D'Agra..

Et surtout les rétines pleines d'images, les oreilles pleines de sons, de bruits, de cris, de musiques, de quoi se donner le courage de rentrer en France, de se lancer enfin dans la travaillosphère, un milieu assez fermé de nos jours, mais qu'il va bien falloir se décider à accéder...

 

To be continued ... 

mercredi 11 avril 2007

Mardi 11 avril - poinçon d'avril

Mardi 11 avril - poinçon d'avril -

 

 

Ptite fille à Jaipur 

 

Départ de la gare d'Udaipur à 21h40 en classe Sleepers, un excellent moyen de voyager pour pas cher. Bel exemple de civilité de la part des Indiens d'ailleurs, un tel mode de transport serait juste inimaginable en France. Déjà que dans un wagon bien rangés de la SNCF sur deux, vous pouvez être sûrs que des "usagés" se disputeront tantôt pour une histoire de sièges usurpés, tantôt pour affaire de bruit intempestif, la classe Sleepers serait je pense une sorte de tuerie collective dont peu sortiraient vivants. 10 places assises se convertissent en 9 couchettes, équation improbable qui fonctionne grâce aux arrivés et aux sortis au cours de la nuit. La prouesse, c'est le passage en mode couchette, qui s'opère coopérativement et simultanément pour tout le monde. Emilie, parisienne un peu déboussolé sur SA banquette numéro 9, voit les gens arriver et s'asseoir sur SA banquette numéro 9. Certains mangent, d'autres lisent le journal, mais Emilie elle, elle flippe sans broncher, elle est sur SA banquette et elle aimerait bien pouvoir s'allonger sur SA banquette. Dilemme. Comment expliquer au gens que, bon, elle veut pas être désagréable mais elle aimerait bien pouvoir profiter pleinement de SA banquette pour dormir. D'ailleurs, ils vont dormir où tous ces gens ? Peu importe mais pas sur la banquette numéro 9. Elle patiente dans l'angoisse, en suspens de couchette...

Au bout de quelques temps, venu de nul part, le mécanisme se met en branle et tout le monde le sait, c'est l'heure. Sans un mot échangé ou une annonce du conducteur, les gens se lèvent et organisent le dortoirs. D'un commun accord, les banquettes se déplient et s'attachent de part et d'autres de la rame, chacun retrouve sa place, les lumières s'éteignent progressivement et les discussions s'effacent jusqu'au lendemain, où quand tout le monde sera réveillé, le train repassera en position assise.

 

Problème de créneau pour la vache sacrée 

 

On arrive donc à Jaipur, deuxième capitale mondiale de la joaillerie et capitale number one du racolage. En effet, faut un peu s'accrocher et tenter de faire abstraction des sollicitations quasi permanentes. Traversez MI road, si vous y parvenez, et poussez jusqu'à New Gate, un petit kilomètre à pied. À n'importe quelle heure du jour on vous appellera pour une bonne trentaine de rickshaws, plus les restaurants. Ça vous coûtera une bonne dizaine de roupies de vieux mendiants sympas. Et jusque là tout va bien. Parce qu'il faut que vous parveniez à New gate sans vous faire alpaguer par un mec sympa qui veux parler anglais avec vous pour progresser, qu'il vous invite à prendre un Chai avec son prof de peinture qui dit connaître un joaillier qui a sûrement des opportunités intéressantes et qu'IL FAUT rencontrer. Et vous faites, vous avez pas le choix si vous voulez pas passer pour un connard malpoli qui aime pas les indiens. Vous arrivez dans une espèce de bureau de luxe alors que y'a 10 secondes vous montiez un escalier dégueulasse sans lumière avec les marches inégales. Deux mecs vous reçoivent, l'un parle français, très sympa, très convaincant. Toi tu sais pas trop pourquoi tu es là mais quand tu apprends qu'il loue un appart à 3000 euros dans le troisième tu te dis que tu bosserais bien avec lui. Alors tu restes. De toutes façon il fait la conversation. Il a un truc pour toi. Un truc honnête. Il te prépare un paquet avec des bijoux, valeur 15 000 euros, le maximum qu'un touriste peut ramener en France, tu va les chercher avec lui à la poste en France, il te file des thunes : nice and easy. Comme les Taxes sur les bijoux c'est 250%, tu lui fais gagner 37 000, du coup il te file 10 000, 20 000 pour deux personnes...

Il t'explique tout en détails, ça parait clean, il répond à toutes ta méfiance par du bon sens, il te mets dans sa poche et tu te vois déjà avec la liasse de 10 000 dans les mains. Mais tu demande quand même une nuit pour réfléchir, ça parait trop beau pour être vrai.
Du coup tu sorts du shop, il fait nuit, tu voulais aller visiter des trucs et du coup tu as passer ton après midi de visite à te faire tenir la jambe par une file indienne. Tu tournes le truc dans tous les sens, il dois y avoir un vice dans cette histoire de 10 000 euros et puis ta toujours pas vu New Gate..

 

 

Dix minutes avant l'orage dans les rues de Jaipur 

 

On marche une petite dizaine de minutes et on tombe sur un autre filon indien, enfin c'est plutôt lui qui te tombe dessus, des mecs sympas qui parlaient bien anglais cette fois, pas des rabatteurs, pas cette fois, des étudiants qui te proposent d'aller boire un chai.. tu acceptes en te disant que tu n'auras pas passer plus de 10 minutes seul à seul avec ta copine plus de 20 minutes aujourd'hui, tanpis pour aujourd'hui, et puis c'est toujours sympa de parler avec des locaux, quand ils essayent pas de te vendre tout et n'importe quoi ou qu'ils essaient de te convaincre que gagner dix mille, c'est facile. Tu bouffe avec eux, ils sont de plus en plus nombreux et tu passes un bon moment. Comme 50 % des gens à Jaipur, l'un d'eux bosse dans les bijoux, tu peux pas t'empêcher de lui demander ce qu'il pense de cette histoire de transport de bijoux, toi tu es déjà retomber un peu les pieds sur terre, maintenant que tu n'est plus en face du mec, ça te parait être la plus grosse arnaque du monde. Il te demande si le mec en question ne parle pas français, bingo, il connais le type et il faudrais mieux pas qu'on accepte si on veux pas se retrouver à payer des milliers d'euros de droits de douane pour des bijoux sur lesquels on mettra jamais la main. C'est bien ce qu'on pensais..
Le lendemain, j'attends devant l'hôtel à 11h comme prévu, le premier mec qu'on avait rencontré la veille vient me prendre, on va boire un chai, son prof nous rejoint, comme la veille, et il me dit que le boss est occupé, qu'il peut me recevoir que plus tard, je me lève un peu lassé et lui dit que de toutes façons on est pas intéressé.. je rentre à l'hôtel l'esprit tranquille..

Et ça nous à fait ça deux fois en deux jours, donc la leçon à retenir donc à Jaipur, c 'est de faire super attention à ne pas tomber dans les mauvais filets.


Deux citrine un quartz fumé: 200

Collier 155 aigue marine: 2000

Bagues et pendants: 2100

Quartz Rutiles: 450

 

On a quand même fait quelques belles affaires, y'a des choses super, il faut bien marchander et pas oublier que 200 roupies c'est 4 euros hein...

 

 

:: ANNEXES ::

 PHOTOS

 

 :: PHOTOS EMILIE ::

  

 

 

 

  :: MES PHOTOS ::

 

 

 

 

LE POST de Pomepome

 

Mercredi 11 Avril. Jaipur, capitale des pierres fines, de l'argent et des cœurs d'or.

 

Une entrée en matiere somme toute assez lyrique, mais meritée, pour cette ville qui represente bien le paradoxe indien : immondices et beautée juxtaposées, et comme bien souvent, passé le premier mouvement de recul qu'impose certains details peu ragouttant de cette ville, la beautée l'emporte haut la main.

 

Je saute des lignes pour laurence.

 

Commencons par le transfert d'Udaipur vers Jaipur : plus de 10 heures de train, en sleepers là encore, mais vraiment sympas, passée une intense phase de psychose terrible. Je m'explique : notre train partait à neuf du soir pour arriver le lendemain matin, nous devions donc dormir dans des couchettes, j'avais la 9, Georges la 11. Seulement, une fois arrives dans le train, y avait effectivement une couchette en hauteur, et en bas une banquette, avec au dessus les chiffres 9, 10 et 11. Bref on comprends rien, on demande à un mec, il s'avère que georges a celle du haut et moi celle du bas. Hors, à qui est la place 10, dors ton à deux sur ma banquette? Georges monte à sa place, enleve ses chaussures - 20 morts d'après la police, 40 d'après les locaux - et s'installe pendant que deux mecs squattent MA banquette. Paranoia, delire de persecution : ils sont sur MA banquette ! Et la le mec à ma gauche entame la discution. Nan mais d'où il me parle le mec sur MA banquette ?? Bref blablabla, oui je veux etre teacher, oui pardon mon accent est à chier mais tu sais, le tiens aussi, etc... Très sympas, très poli, mais merde, toujours sur MA banquette. Je me vois deja passer la nuit recroquevillee sur mon bout de siege avec un indien ronfleur qui me bave sur l'epaule... Et la le miracle, il me dit "if you don't mind i'd like to sleep now", ah mais je demande pas mieux, jte fais un oreiller avec mon pull ou tu mets la tete sur mes genoux? Mais nan, mieux, il se leve et m'invite a me lever aussi, l'autre mec va sur sa banquette a lui, et mon squatteur, il prends le dossier, il le leve,et bam, baaaaam, BANQUETTE NUMERO 10!!!!!! Parce que en fait, il y avait 3 banquettes en hauteur... Vous pouvez rire, mais j'ai bien du passer une heure et demi a ronchonner des phrases nominales a base de banquette en lancant des regards de biais a mes collocataire de siege.

 

S'ensuit une nuit assez magique, la tete par la fenetre, la fumee du train dessine des patterns brumeux devant la pleine lune mordoree, enorme, comme un phare, sur fond de montagne rajasthanaise et de villages ou les habitants ne dorment jamais.  Dit comme ca, ca fait cliche, mais avec l'iPod sur les oreilles et une bande son adequattes - Three Fish "Tremor Void" - c'etait magique. Sauf la saloperie de puce qui s'est evertuee a me piquer au visage et sur les mains, fight a mort qui vit finalement ma victoire par abandon de la susnomme suceuse de sang.(applaudissons au passage l'alliteration en "s".)

 

Arrivee a Jaipur apres avoir traverse certain paysages jamais vu et inoubliables, le quai de la gare sent mauvais, et cette odeur ne quittera pas la grande arthere bondee qui nous mene jusqu'à l'hotel. Ce cheminement vaudra a Jaipur son premier surnom de "ville de la defecation", mais il eut ete domage de s'arreter a ca.



Hotel sympa, prise de repere. Check. On est pres a se lancer dans la ville rose, qui n'a de rose que le nom, et le logo des autobus. C'est en realite un rouge brun tres beau, les indiens sont tres doues pour les pigments.

 

Premiere visite de la ville, on fais des markets au hasard, pas a l'aise, chaque rue qu'on traverse est un defie a la mort, le traffic et les klaxonnes incessants, bref on fini dans un restau a prendre des take away, en parlant avec un mec, dont l'histoire ne retiendra pas le nom, et qui nous propose de visiter sa factorie de bijoux.

 

Le lendemain, premiere tentative de visite du city palace locale. Tentative abortee par la re rencontre du mec du restau, appellons le patedeph, qui nous emmene un peu de force visiter ses factories ou il nous montre tres tres fierement des enfants de 8 ans en train de tailler des pierres. Moi forcement je fais un peu la gueule et fini par lacher que leur place est a l'ecole - la tronche de patedeph - qui nous assure qu'ils ne bossent que deux heures par jours et le reste du temps c'est ecole. Ah bah ca alooooors, quel hasard, on est tombe pile au bon moment !

 

 

Ptiote près du City Palace 

 

Pris en otage dans sa factorie, il sort des monceaux de bijoux, persuade surement qu'on va en acheter 14 containers, et nous tiens la grappe jusqu'à la nuit tombee. Dans l'intervalle, deux bouteilles de pepsi sont disposees devant nous, mais patedeph poussera le sadisme jusqua attendre une heure avant de les deboucher, avec les dents, pataugeant dans la mare de bave que j'ai créer en balbutiant "pepsssiii pepssssiiiii". (ais je preciser qu'ici il fait entre 38 et 40 degres?). Au final, on ressortira morts de faim, de soif, de fatigue, avec trois pierres et un collier - la gueule de patedeph- que georges aura tenter de bargainer a mort - la guuuueuule de patedeph- au tiers de leur valeur. J'ai cru une minute que notre hote allait s'immoler par le feu, mais rassurez vous tout va bien, pas de barbecue au programme ce midi.

 

Troisieme jours, deuxieme tentative de visite du city palace. On a reussi cette fois a approcher a moins de 200 metre de la porte lorsque nous somme tombe sur Vicky. Et la, l'aventure commence, mafia, diamant, sexe (ou pas) et narcotiques.

 

Vicky, etudiant en peinture, nous arrete sur le trottoir, exprimant son envie de parler avec nous pour travailler son anglais. Entre temps, vent de sable et tempete, une pluie moussonique s'abbat sur Jaipur. On file donc boire un tchae avec Vicky, et on est vite rejoins par son prof de peinture. Questions habituelles, on fait quoi dans la vie, pourquoi on est ici, et quand georges evoque ses etudes, le prof sort son portable et nous dit qu'il a un ami qui travaille dans l'import export. En moins de temps qu'il n'en faut pour ecrire cette phrase, on se retrouve dans des minuscules rues sombres et dedaleuses, trempee de pluie, jusqua un escalier boiteux que l'on monte pour finalement deboucher sur des bureaux luxueux remplis de mec avec 4 portables dernieres generations par poches et chaussures en croco assorties au slip. Chose bizarre, Vicky et son prof ont disparus, et on se retrouve donc chez "l'ami", qui nous invite dans son office, pierres precieuses en veux tu en voila, option Boy qui vient nous porter du the et qui part en reculant et courbettant.

 

Bref, l'ami, grossiste en bijoux, et parlant un Français impecc, locataire d'un appart a 3000 euro par mois dans le marais, mettra peu de temps a nous proposer une affaire en or, tout a fait legale, et qui ne va surement pas donner de sueures froides a ma mere quand elle lira ca :

Rien de plus simple, l'ami nous demande tout simplement de faire passer a peu pres 30 000 euros de bijoux, par personne, a la frontiere. En tant que touristes, nous pourrions supposement transporter legalement pour 15 000 euros de bijoux en  France. Sachant que si lui veut exporter les memes bijoux, il paye 250 % de taxes de douanes. Il cherche donc des mules, qu'il chargera de bijoux sous evalues, pour en mettre plus, a qui il promets 10 500 euros en cash a Paris. Par personne. Le truc est simple, il fait des faux papiers attestant que nous, etudiants fauches, avons achetes 15 000 euro de bijoux, on va ensemble au poste office, on envoit le tout en poste restante a Paris, et on va les chercher tous ensemble, un flingue sur la tempe, a Paris. A l'ecouter, c'est clair comme de l'eau de roche, zero risques pour nous, au contraire lui risque gros car comme les factures sont a notre noms, on peut decider de garder les bijoux et les ecouler nous meme - bien sur, je me vois bien les vendre sur ebay tiens! Il s'emplois à nous montrer moultes preuves de sa bonne foi en produisants divers papiers qui a mes yeux ont zero valeures pendant que son associer etale sur le bureau les carats et carats de pleeeeeins de pieces d'orfevreries qui brillent en hurlants "vazyyy, petite etudiante fauchee, transporte nous, mets toi dans la merdeeeee, c'est Midnight Express!!!".

 

Un peu sonne on lui dit qu'on va reflechir et qu'on le recontacte le lendemain. Comme son business est tout a fait legale, il refuse donc de nous donner sa carte et nous interdit d'en parler a qui que ce soit. Un de ses boy viendra nous prendre a notre hotel a 11H.

 

A peine sorti, on se rends compte de la gueule du binz, de la merde que ca peut engendrer, du surealisme du truc... On se sent un peu accule.

 

Le lendemain, Georges part seul au RDV, pendant que je flippe ma race persuadee que des tueurs a gage a chemise fluo vont venir faire irruption dans la chambre pendant que je prends ma douche, et que la derniere scene du film serait du sang coulant dans le siphon, a la Psychose...

Je tente 11 positions de yoga et 14 mantras mais rien n'y fais, les chemises fluos rodent dans mon esprit.

 Finalement, Georges revient tout guilleret au bout d'une heure et demi. Il a ete emmene dans un palace par l'etudiant en peinture qui etait evidement un rabatteur, qui lui a pose des questions sur le "djiggy djiggy" pendant une heure. Georges a refuse l'offre et basta. Affaire classee.

Et non, on est pas allé rejoindre les autres pigeons, mais c'était close.. 

 

A part ca, on a fini par voir le city palace, on s'est fais plein d'ami, dont le serveur de notre resto internet qui est vraiment sympa, sauf quand on doit payer, ca lui file une sorte de tension inexplicable. Ce midi, le serveur ( phonetiquement : Sanguetouche) s'amusait a tchatter avec un mec sur yahoo messenger en lui faisant croire qu'il etait une nana, et m'a demande de venir poser devant la webcam pour prouver qu'il etait bien une nana, vous voyez le niveau, on est pas depayse de ce cote la, et on se marre bien avec eux!

Depuis hier on traine avec un Français, Mika, qui nous a appris cet aprem a jouer au Texas Hold'em, mais les mecs ont vite voulu arreter parce que je les ai plume a sec deux fois de suite et que l'ego masculin refuse la suprematie de la femme au poker... Sur  4 parties complete jusqua ecoulement des pions, je les ai plumes 3 fois, j pense que bientot on va miser des pierres precieuses, on est a jaipur merde !

Cet aprem on etait avec Giovanni et Mika dans une boutique de pierres precieuses de dingue ou le mec te sort toutes les qualite de pierres devant nous, genre tu demande ruby, il te montre du ruby pourrave jusqu au truc qui vaut plus cher que mon iPod, piece. Le mec, Giovanni, c est un exportateur de pierre qui fait ca depuis 12 ans, et qui parle simultanement 3 langues : anglais francais italien, c'est l'auberge espagnol a lui tout seul, mais c'est pas toujours evident a comprendre...

En tout cas tous ces gens sont bien sympa, on a meme du mal a partir de jaipur, et pour cause, on arrete pas d'acheter des pierres et de faire fabriquer bagues pendentifs etc... On se prends un peu pour des joalliers : tu choisis tes pierres, tu va voir un silversmith, tu choisi tes design, et le soir tu les a, et c'est vraiment du beau boulot, et ca revient beaucoup moins cher que d'acheter sur le johari market, marche internationnal des bijoux de Jaipur, je vous le rappelle, deuxieme capitale mondiale des pierres fine et de l'argent.

Guettez notre retour a l'aeroport, on est pas difficile a reperer, on scintille comme des puff daddy...

A bientot, et d'ici la,
ne faites rien que Buffy ne ferait pas.

Emilie

ps : desolee pour la longueur du mail, c'est le patron qui va etre content......

 

 

mercredi 4 avril 2007

mercredi 4 avril - Udaipur c'est trop ...

mercredi 4 avril - Udaipur c'est trop ... -

Départ de Bombay en mode breakdancer, on trace de l'hôtel pour rejoindre l'aéroport juste à temps pour l'avion de midi trente, ne fut-il pas full... Du coup on réserve le même vol pour le lendemain, après une lutte acharnée devant Airdeccan, le guichet du low cost à l'indienne qui se repère facilement dans l'aéroport avec la baston à la Asterix et Obelix qui se déroule devant en quasi permanence, contrairement aux autres guichets où les préposés se font les ongles nonchalamment.
Bref, re-rickshaw, visitage de guesthouses autour de l'aéroport, sorte de chambres de prison dépravées et sales et financièrement exorbitantes.. on continu à longer la ligne de train en rickshaw sans trop s'éloigner de notre avion, que de moyens de transport, pour arriver dans une petite chambre très chère en standard Indien mais raisonablement clean où on décide de monter le camp...
Le soir on part se balader dans le quartier autour de l'hôtel, un autre Bombay, un Bombay plus rural, plus vrai. Des petites rues en terre battue cheminent au milieu de moult marchands de choses et d'autres, les enfants s'amusent de rien et les animaux de toutes sortes se fondent dans le décors. On s'arrête dans un petit resto un peu sombre où chaque bouchée délicieuse est une braise chaude qui ne s'éteint pas. On ressort peu après goguenards, un peu à cause de la bière mais surtout en raison de l'inflammation au 3ème degrés de 75% de nos visages. Pomepome et moi filons à notre rendez-vous pour récupérer le Saree que nous avions commandé l'après midi. Un petit cours est organisé dans l'arrière boutique pour qu'elle apprenne à l'enfiler, pendant qu'on rigole avec les 3/4 des gens du quartier venus assister à l'essayage : des blancs à Andheri ! et il achètent un saree ! ça doit pas arriver souvent.. Pomepome sort dans sa tenue de gala, en vrai princesse, sous le regard un peu confus des autres indiennes de la boutique, on prend quelques photos..

Essayage de Saree, Andheri

Départ en avion le lendemain comme prévu pour Ahmedabad, en transit pour Udaipur. Une longue journée à la ville, avec les bagages en attente de notre train de nuit, on savait que ça serait pas une partie de plaisir, pour Pomepome qui avait commençait par les quartiers chics de Bombay ça a vite tourné au cauchemar. Pas évident de se mettre dans le bain dans cette ville plutôt inhospitalière si on a rien à y faire. Un raffut cacophonique constant, des rues pleines à craquer où trottoirs, égouts et routes ne font qu'un. Des flux constant et étouffant de milliers de personnes, d'animaux et de véhicule de toutes formes.. l'inde quoi.. J'essaye de la réconforter, on se pose un peu.. après un peu de temps, on décompresse, prend quelques clichés des gamins désireux de se faire photographier, et il semble que cette envie se propage au agent de circulation qui nous font des signes pour qu'on vienne les rejoindre au milieu du boulevard. Scène surréaliste, on se retrouve à poser avec les agents toujours entrain de gérer les multiples files de toutes parts, au milieu de 10 000 klaxonnes furibonds, un souvenir à vie.

Au milieu de la circulation on prend la pose tranquillou
Si si, au juste au milieu, là...

L'heure approche, on rickshote jusqu'à notre bus de nuit, classe sleepers, grande classe oui ! on est perché dans une couchette au dessus des autres voyageurs avec la fenêtre ouverte, on navigue au vent, allongés à 3 mètres du sol, dans les routes désormais désertes et calmes, jusqu'à s'endormir doucement...pour se réveiller brutalement à 4 heure du mat' à coup de cris de chauffeur, on est bainé, éjecté encore endormis dans la noirceur chaude et humide d'Udaipur. Pas le temps de flipper ou de se demander où aller, même à cette heure un tout petit comité d'accueil est là pour nous réceptionner, alors que nous n'avions rien organisé, un coup de fils avait quand même du être donné et tant mieux..

 

on se retrouve sans savoir trop comment dans un hôtel magnifique pour pas un rond, chambre immense, salle de bain perso avec toilettes à l'européenne, alors que Pomepome tombe de sommeil, je visite un peu, monte sur le toit, extatique à la vue de la vue, un spectacle à couper le souffle, du haut de ce toit surmontant le lac Picholla et toute la ville, ses ghats, ses temples et ses montagnes brumeuses en fond de tableau. Je voudrais bien attendre le levé de soleil mais je tombe moi aussi de sommeil et rejoins mon pom' dans la suite, pour me plonger dans le lit les yeux imprégnés de belles images..

Vue de la terrace de l'hotel

S'en suivent 5 jours assez paradisiaques à se balader en scooter dans les rues de la ville et en dehors. Un autre lac suit celui que notre hôtel domine, le Fateh Sagar à l'eau bleu turquoise. On monte en haut d'une petite montagne surplomber d'un temple, vue imprenable du Radjastan dans toute sa splendeur.

Vue du temple en haut de la montagne
 

On descend se baigner dangereusement dans le lac. Et les jours s'enchaînent calmement, paisiblement. Tous les soirs dans à peu près tous les hôtels de la ville jouent le James Bond Octopussy qui a été tourné à Udaipur dans le non moins fameux Monsoon Palace, une sorte de bâtisse désormais un peu décrépit et transformé en Pseudo musée où 3 photos de Chameaux se battent en duel.

 

THE monsoon palace 

 

Pour y arriver on traverse un Wild Life Sanctuary où on nous dit y avoir des Cheetahs :

Emilie: "Ah ouais ya des singes ?"

Georges: "Nan des léopards, Cheetah c'est le nom du singe dans Tarzan, bonjour les références..."

Pas de léopard en vue, mais ironiquement on tombe sur une petites bandes de singes dans un arbre en redescendant du palace, emilie jubile...

 

 

Les singes, ou autre d'ailleur, on en sait trop rien... 

Dernier soir ici, on se prépare à partir pour Jaipur, la ville des pierres précieuses, sûrement tout aussi belle..

Affaire à suivre...

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mercredi 28 mars 2007

Mercredi 28 Mars - Bombay up !

Mercredi 28 Mars - Bombay up ! -

 

Gateway of India, Bombay
 

 C'est le grand jour, enfin plutôt la grande nuit, mon pom' arrive, je file à l'aéroport, trois bonnes heures aller-retour quand même, et attends parmi la dense foule d'attente plus longtemps que prévu, malgré mon retard à l'arrival 2 of mumbai international airport.

Pendant une heure je dévisage chaque personne qui sort dans le doute de ne pas être à la bonne porte quand enfin je la vois débarquer. On se retrouve en fin de file, affection sans effusions, Inde oblige, elle me regarde dans les yeux, épuisée, et m'annonce en éclatant en sanglots qu'ils avaient perdu son bagage. Arf. Ça commençais bien..

On prend un rickshaw pour rejoindre la gare en vitesse avant le dernier train. A l'arrivée, le driver demande 350 roupies. Je commence à m'embrouiller avec lui assez violemment, ça m'arrive de plus en plus souvent mais c'est le prix à payer pour ne pas se faire avoir. Il faut savoir que le dernier zéro sur le compteur ne compte pas, si ça marque 350 c'est donc 35 roupies, mais pour eux ça vaut le coup de tenter le coup avec les gens débarquant juste.

Emilie me dit ne lâcher l'affaire, un peu désemparée au fur et à mesure que l'embrouille s'intensifie. Un bypasser écoute de derrière, je me retourne une seconde, il regarde le driver, baisse les yeux et continu son chemin en soupirant. S'en était trop, je lui baine 40 et prend la main d'emilie désormais convaincue de sa mauvaise foi.

Train et ballade nocturnes dans les rues tièdes de la ville. Les grands boulevards de la deuxième capitale indienne, n'en disent pas long sur ce qu'est le vrai visage de l'inde. Mon pom' ne se dit pas trop dépaysée alors que nous arpentons le quartier des banks, et nous dirigeons vers Colaba. Gardons la vrai Inde pour demain, nous devions appeler Alitalia à 11h pour savoir à quelle heure chercher son bagage, tanpis pour le tournage a Bolliwood. On croisera en fait le rabatteur le lendemain qui nous dira que le tournage est reporté au lendemain, even better lui dirais-je.

Dimanche à bombay south, un bon pallier pour un premier jour, juste assez pour se lancer dans le bombay plus indien le lendemain. Un sacrée contraste entre le quartier du Fort et son majestueux Taj Mahal Palace à 300 dollar la nuit, et le quartier à l'est de marine lines, ses marchés bouillonnants, ses rues comme des torrents de couleurs et de gens, de bruits et d'odeurs, de porteurs de sacs et de camions, ne laisse pas le choix: c'est marche ou crève.

Le Taj Mahal Palace, Bombay (à gauche)

On fait un tour sur le chowpati seafront, et d'ici bombay ressemble à new york en été, avec ses skyscrapers chaotiques et ses routes surélevées. Difficile de se dire qu'à quelques mètres, dans la ville, le tiers monde s'active aussi largement que les rues le peuvent pour transporter, acheter, vendre, vivre.

 

Chowpati Seafront, Bombay
Colaba Market, Bombay

Réveil à 6h40 pour le tournage de la pub. Emilie reste couchée, un peu déphasée et dépitée de la perte de son sac. Le rabatteur de la veille nous conduit au tournage à Gateway of India près de l'espèce d'arche de triomphe signature de l'ancienne colonisation Anlgaise. Petit dèj, changeage et me voilà changé en touriste américain avec chemise hawaïenne orange fluo pétante et short en nilon, on discute avec d'autres figurants indiens avant le débout du tournage, en court de conversation, l'une d'entre elles me demande si j'aime les pizza ? les burgers ? jui dis OH j'suis pas ricain nan mais sans blague ! non pas que j'aime pas les pizza m'enfin zut. Elle continue en me demandant mon plat favoris: chicken tikka massala (bam) ! un hindou en turban se marre..

Préparation du tournage de la pub, Gateway of India, Bombay : Ca s'agite...

Le tournage en lui même fut assez pénible après une dizaine de prises, en plein cagnard, je devais faire le touriste, prendre des photos et arriver derrière un jongleur pour le prendre en photo, une bonne 50 aine de prises tout de même... Heureusement on a fini un peu en avance, vers 11h, avec 500 roupies chacun en poche, plus une anecdote de Bombay qu'une histoire d'argent donc...

Je rejoins mon pom' à la chambre, la sort de la vase et la réveille pour aller appeler Alitalia et savoir si le sac était enfin arrivé. Au cours d'une communication téléphonique crépitante dans un des téléphone à roupies de la ville, le mec nous apprend que le sac est bien là, et nous de prendre la longue route de l'aéroport quelque peu soulagés.



jeudi 22 mars 2007

jeudi 22 mars - Auroville pas Hérouville

jeudi 22 mars - Auroville pas Hérouville -

Si Auroville est une secte, et bien je m'en suis bien sorti. J'ai n'ai pas eu à participer à des séances de spiritisme en l'honneur d'un clown en toge jaune fluo, ni à virer mon codevi sur un compte en Suisse pour participer à l'amélioration des relations Aurovillo-saturniennes et encore moins à refiler un rein et mon passeport pour prouver ma foi en la médecine Ayruvedique.

Le Matrimandir d'Auroville

Bien sorti donc, quelques jours, par chance, au sein d'une communauté, ce qui contrairement à ce que certains pourraient penser, n'est pas une sorte de repère de glandeurs soixantehuitards fumeurs de hash mais plutôt un réel effort de citoyens du monde à s'unir pour vivre en paix et dans le respect de leur environnement. Hollandais, russe, français, même un mec du Kazakstan, la plupart profs pour les enfants de la ville ou chercheur en énergies renouvelables, solaire principalement, un secteur où Auroville s'investit beaucoup.

Évidement le tourisme reste une des sources de revenu majeure, au grand dam de certains qui y voient une contradiction avec le principe de participation de chacun, mais la plupart, au contraire, savent que la visite des voyageurs est un moyen de véhiculer les idéaux et aussi quand même un moyen de ramener de l'oseille.

Mon"friend", tailleur de pierre me scuplte un petit Ganesh

Personnellement, je le conseille donc à tout le monde qui passera dans le coin, mais ne vous attendez pas à ce que les Auroviliens vous attendent les bras ouverts, avec une pancarte de bienvenu, un grand sourire, de la musique et des ballons, ça nan, vous serez parqué dans un des nombreux guesthouses et ne croiserez peu ou pas les Auroviliens, blasés des allées et venus des uns et des autres et occupés à la progression du projet Auroville. Un soir je rentre à la communauté, passe par la cuisine et croise trois d'entre eux entrain de préparer l'implantation d'un centre d'information en Russie. Après quelques minutes et autant de questions poser à l'un et à l'autre, ma curiosité est priée de rester la où elle est et de bien vouloir les laisser continuer cette conversation réellement plus importante que les questions futiles et redondantes d'un autre guest de passage.

Mais ce qu'il faut retenir d'Auroville située au milieu de la foret Tamoul, c'est une flore luxuriante et une phone tout aussi surprenante, qui donne vraiment pas le mal du pays.

Pecheur sur la plage en face d'Auroville

Parqué avec les autres guests donc, je fini mon séjour entre Pondi et Auroville, avec fière allure au volant de ma mob à sacoches malgré la circulation chaotique des rues et routes Indiennes. Après deux mois d'observation, je ne serais pas dire si la priorité est à gauche ou à droite, elle semble être donnée aux animaux puis aux gros véhicules, bus et camion, aux voitures chères type Mercedez et à taille et valeur équivalente, à celui qui roule le plus vite ou klaxonne le plus fort. Car il faut le savoir c'est le klaxonne la première langue officielle de l'Inde. Et puis bon, sans panneaux, lignes, ni feux il fait bien se débrouiller et se rappeler que la taille de sa file est inversement proportionnelle au nombre et à la taille des véhicules qui se trouve dans l'autre file, que rouler à contre sens est tout à fait acceptable et que doubler est dans toute situation permis à tous, à savoir, piétons, vélo, scooters, chariots, carrioles, voiture, camions, bus et animaux.

Mais cela semble pas trop mal fonctionner, comparativement aux risques d'une telle configuration, malgré la frénétique envie de vitesses de certains agressive drivers, c'est finalement les occidentaux qui sont le réel danger imprévus, car la priorité se donne ou se laisse selon une certaine compréhension mutuelle qui fait parfois défaut entre deux cultures différentes.

Dans deux jours mon pom' arrive à bombay alors je check out de mon guesthouse dans la matinée, rends ma meule et me fait prendre moi et mes 15 kilos de sacs à dos derrière le scooter en peine du mécano jusqu'au bord de la ville. Je stoppe le bus pour Chennai, vers midi après 4 heures de route je me pose au gigantesque Mofussil terminus pour manger sur un coin de banc en speed et file à l'aéroport, largement en avance pour mon vol de 18h15 to Mumbai avec Air deccan, le low cost à l'indienne. Entre les bousculades avec les clients et l'ignorance assumée du staff je parviens à m'informer, le vol est fully booked, et l'espoir que quelqu'un se désiste est mince. Prochain vol à 5 du mat' dans 15 heures, soit, je le prend et puis on the bright side j'arriverais pas à minuit à Bombay sans savoir où aller, mais à 7h du mat' sans savoir où aller, ce qui améliore nettement les chances de ne pas se paumer.

S'en suivent donc 15 heures finalement assez sympas à l'aéroport, entre les négociations avec les gardes peu enclins à me laisser entrer l'aéroport pour un vol le lendemain, les discussions sur les bancs de salle d'attente et la chance de pouvoir pirater un réseau wifi qui m'accorda un accès au téléphone et à l'internet, je prend donc mon vol en m'étant tenu éveille overnight.

Bombay ville contrastée

Je me renseigne avant de sortir de l'aéroport, un conseil que je donne au passage, toujours lire un peu son guide et faire un tour au tourist information avant de se jeter en pâture à la foule d'attente à la sorti de l'aéroport, ne serait-ce que pour savoir à peu près vers quel coin aller et comment. Je me décide pour le train, et marche jusqu'à Ville Parle, déjà un peu dans le gaz. C'est grand Bombay me dis-je au milieu des 40 minutes de train, je suis dans un wagon de 20 m2 avec une bonne centaines de voyageurs, tous indiens, debouts, assis, pendus aux poignets et accrochés dans le vide aux portes grandes ouvertes de la rame, ne semblant pas forcement se connaître mais partageant une sorte de conversation collective assez gaie et mise en musique par l'un d'entre eux, peu soucieux de son niveau de batterie de portable. J'arrive un peu paumé et de plus en plus cassé à Church Gate, visite quelques chambres sur Colaba et m'écroule enfin à 11 h du mat' dans l'une d'elle après avoir posé mes 15k de bagage et épongé tout autant de sueur.

Mon pom' arrive demain, je bosse un peu l'itinéraire chambre-aéroport et me fait enrôler dans le tournage d'une pub le sur lendemain à Bolliwood. En entendant les négociations entre le rabatteurs et d'autres occidentaux dans le couloir de l'hôtel, le rabatteur a besoin de plein d'entre nous, je tente ma chance en sortant ma tête de la porte et me fait engager pour 500 roupies pour faire de la figuration dans une pub de 7h à 2h de l'aprem. On m'avait dit que ça arrivait tout le temps mais je ne pensais pas que ça m'arriverais le premier jour quand même, bref, je suis ravi et impatient de dire ça à Émilie, qui n'en fini pas d'arriver.

Links :

:: LES PHOTOS d'AUROVILLE ::

:: LES PHOTOS DE BOMBAY ::

aussi par Emilie alias Pome'pome

mardi 13 mars 2007

Mardi 13 Mars - Journée de fou

Mardi 13 Mars- Journée de fou -

Encore une excellente journée, je suis parti ce matin conquérir le monde au guidon de ma mob' à sacoches sans détours. Les petits chemins aussi sinueux qu'argileux ne me font plus peur, je double même les vélos à pleine vitesse et franchis les dos d'ânes, les gendarmes couchés et autres ralentisseurs sans la moindre appréhension, ah, c'est vraiment l'aventure.

Carte en main et boussole dans mon sac, je m'oriente comme je peux dans cette jungle rurale. J'esquive les nids de poules avariées, tente tant bien que mal d'éviter les malentendus avec les autochtones, ces abominables végétaliens chercheurs d'embrouilles qui n'hésite pas à ouvrir les gaz pour doubler frénétiquement dans le plus obtus des virages alors que ma brelle est déjà à pleine vitesse. Même les animaux essayent de me refouler, j'ai surpris une famille de bovidés à contre sens sur le chemin, roulant à la Française, sur le mauvais côté de la route rien que pour freiner mon allure ou peut-être m'embrocher une jante, une bien piètre vengeance pour toute les côtes de bœuf qui se sont vues massacrées par ma fourchettes et mon couteau aiguisés.

Ma meule et le Matrimandir au fond

On m'empeche même de pénétrer Matrimandir, sorte de méga Rocher Suchar gardé par des barrière en bois et une corde amovible à toute épreuve. J'arrive tant bien que mal à prendre quelques photos du géant en chocolat, mais mon instinct me dit que je ne suis pas de taille et que mon destin me mènera vers des adversaires plus raisonnables. Dans ce défi photographique j'aperçois quelques paons au cris stridents, cherchant Léon, probablement leur maître, visiblement désoeuvrés, j'empoigne comme je peux mon appareil, mais un plus grand prédateur me guette, un singe sauvage bondit au-dessus de moi comme un lion féroce au cirque Pinder, s'en est trop, je selle ma 50cc, retourne à l'abri dans ma chambre, remet cette conquête du monde à demain pour en finir avec cette journée de fou...

Monkey in the wild

lundi 12 mars 2007

Lundi 12 mars - 1 jour à Auroville

Lundi 12 mars - 1 jour à Auroville -

Je suis sûre que comme moi, un jour, quelque part, sans savoir trop où, vous avez déjà entendu parler de cette curieuse ville. C'est il y a un mois en discutant avec quelqu'un qui été passé à Pondicherry que les souvenirs me sont revenus, même si je n'en suis pas certain, je pense avoir lu dans un livre d'histoire il y a très longtemps, quelque chose à propos de ce vieux rêve de soixante-huitard qui a quand même été, le 28 février 1968, inauguré par le président indien et des représentants de 124 pays differents.

Après 24 heures ici, je n'en sais pas beaucoup, mais je ne peux pas rester indifférent à cette vision quelque peu utopique, très largement controversée mais somme toute pleine de bon sens. J'ai trouvé sur mon chemin, beaucoup de gens qui en parlaient, et peu de gens qui avaient pris la peine de comprendre ou d'étudier, je ne voulais pas faire parti de ceux là. Point barre.

Biensûr, je ne pourrais pas après 24 heures faire une présentation exhaustive, rappelons tout de même le principe. Auroville, sous la joute des principes de "the mother" est une cité en dehors de tout état, où le droit de propriété n'existe pas, où les citoyens du monde peuvent vivre en paix et en harmonie en dehors de toutes considerations politiques ou de nationalité. Constitués d'un tiers d'indiens et de deux tiers d'étrangers, les 1700 résidents, en l'échange d'un apport en industrie et d'une intégration sans faille des grands principes, peuvent se déclarer Auroviliens.

Cercle de 10 kilomètres carrés dessiné par l'architecte Roger Anger, dont le centre est Matrimandir, cette salle de prière un peu extravagante que je n'ai encore vu qu'en photo, sorte de Ferrero Rocher géant, la ville, comme une spirale, une nébuleuse certains osent, est divisée en quatre pôles : culturel, international, industriel et résidentiel.

Je vous passent la vision spirituelle auquelle j'adhère assez peu et que je ne décrirais que très mal. Personellement, je trouve qu'au delà de l'espèce de panneau defraîchis "peace and love" que les gens placardent sur cette ville sans même y avoir été est regretable, et qu'un peu de paix, de collaboration et d'internationalisme ne nuiraient pas à notre fichu "liberé, égalité, fraternité"...

 

Et j'ai passé une super journée, bon il y a quelques formalités un peu pénibles pour les "guests"... Hier je suis arrivé tard, en fait pas tant que ça mais, j'ai commencé par accoster un Israelien qui était dans mon bus, c'était son deuxième voyage ici, donc je le suits, toujours un peu paumé comme d'hab.. On visite deux trois accomodations, des huttes en bamboos pour la plupart, avec juste un matelat à même le sol.. Je commence à flipper pour tout dire, c'est con mais j'aime encore bien avoir un lit et de la lumière et une moustiquaire et que mes fringues tombent pas entre deux bamboos, bref, j'ai pas encore les cheveux assez long encore une fois.. On visite une dernière hutte, sympa celle là faut dire, toute ouverte, avec une "terrasse" et vu sur la mer.. L'Israelien qui venait d'eplucher sa mangue au cutter, à qui j'était pas sûre de faire encore confiance, me convaint de partager la chambre ce soir et de voir demain.. On se fait monter une moustiquaire, je demande à voir une carte d'Auroville, on y était même pas, c'était genre banlieux, ou beach resort si vous preferrez. D'un coup, je réalise que même le doux bruit de la mer ne me ferait pas changer d'avis, je veux aller la où ca se passe, au centre, ou peu importe, mais pas là. On se sert la main et jme barre avec mes 15 kilos sur le dos, j'entame la marche. 3 ou 4 kilomètres après je fini par arreter un rickshaw, j'suis décidement pas Roots comme on dit, et me fait emmener au visitor center qui fermait dans les 10 minutes. Anna, une galoise assez âgée me prend en charge, passe des coups de fils, attend un peu avec moi et essaye de m'indiquer un Guest House que je ne trouverai finalement jamais.. Je repare à pied, dépasse et repasse dans les petits chemins, en perdant patience, demande un peu d'aide et me fait indiquer un autre endroit. J'arrive sans grand accueil, et me fait finalement recevoir par Anton, qui m'explique qu'il a bien une chambre de libre mais que normalement il ne prend pas de gens dans la "communautée " moins de 8 jours et que quelqu'un arrive dans la semaine. Comme il est tard et qu'Anton est un bon ga (il ressemble à Flander dans les Simpson's mais vous lui direz pas), un peu à contre cœur je dois dire, me lâche la chambre. Enfin la chambre, c'est plus un appart avec terrase, salon, salle de bain et même un cable internet, pour 6 euros par jour (180 e par mois donc).. Je suis au ange. Cuisine commune ce qui évite la cantine, nan vraiment le seul Hic c'est les WC turc, mais bon, c'est l'aventure lol..

Ma "communautée" à Auroville

Aujourd'hui je commence par les formalités après mettre séché au soleil sur la terrasse hehe, obtention de guest card et de quelques adresses pour louer l'indispensable mobilette à 1 euros, moins chère qu'un scoot ou une 125cc. Je pars donc avec fière allure faire deux trois courses pour le midi qui se decalla progressivement vers les 15h. Et pour cause, sur la route je croise Jana, un prof que des "potes" avaient rapporté au bus la veille. On prend un café ou deux, je ne manque pas de lui communiquer mes recherches d'opportunités, et il m'invite à un cours cet après midi. Le temps que je tente tant bien que mal de remonter le moral de mon pom' et de son petit coup de blouze, que je me fasse une salade à la maison et rencontre un peu ma communauté, j'arrive donc un peu en retard au rendez-vous. Mais Jana est là avec d'autres, qui m'expliquent que c'est une introduction à son cours de Yoga, difficile de s'excuser maintenant, alors nous voilà partis dans les petits chemins tortueux menants à la forêt. On stoppe dans un coin, marche un peu et se retrouve devant un Banian immence, limite aménagé pour les cours de Yoga. ( le banian, c'est ce grand arbre qui se replante lui meme en faisant des racines à partir des branches qui tombe vers le sol) 

En plein millieu de session, où j'avais déjà completement décroché, le portable du Yogi se met à sonner comme un crinssement de vynyl qui saute, sacrée rupture, on en rigole un peu.

Ayant déjà pris quelques cours, je pense pas que Jana est un très bon Yogi, déjà parce qu'il chante faux, qu'il porte des fausses lunettes de soleil Oakley transparentes et qu'il m'expliquera qu'il a pas encore de certif. Mais ya pas à dire, c'est un mec sympa, et moi je m'en fiche qu'il se paye sur les jeunes de passage en distribuant ses pseudos cours de Yoga. Du coup on rentre ensemble et je l'aide à créer son Ziki pendant pas mal de temps. Temps pendant lequel j'en profite pour checker le mec du cyber qui m'autorise à organiser une session Ziki le lendemain et me dit qu'il serait quasi partant pour cette histoire de site web auquel je crois tant..

Jana

 

Demain je visite un peu plus pour continuer de forger mon opinion mais ce sur quoi je suis persuadé de ne pas changer d'avis, c'est que l'endroit est tout bonement magnifique, fone et flore confondu, un doux melange du Luberon et de la Guadeloupe, et que les gens, même les indiens sont ouverts, et pas du tout barrés comme j'aurais eu tendance à l'imaginer.


C'est Auroville pas Hérouville hein.

 

samedi 10 mars 2007

Samedi 10 mars - Pondi chérie

Samedi 10 mars - Pondi chérie

Arrivée à Madras alias Chennai depuis 97 vers 2h du mat', encore une ville dont le nom considéré pas assez Indien a été changé dans les années 90. Je partage un rickshaw avec un étudiant en médecine de Bangalore qui venait de passer une semaine à Houston où peut-être il avait croisé David..

Difficile de trouver un hotel à cette heure dans le chaos de Madras, heureusement le driver est un chouette bonhomme et il me fait visiter hôtel après hôtel sans broncher. Notre rickshaw fuse à travers les rues faussement calmes de la ville, où beaucoup dorment sur les trottoirs, quelques vaches paressent, tandis qu'à quelques pas, les chiens et les rats s'activent, sortes d'éboueurs nocturnes qui feront parmi les immondices le tri entre quelques nourritures et ce qui sera brûlé quand l'accumulation sera suffisante.

Alors que l'heure tourne, je décide finalement de retourner à l'hôtel Comfort, cher, 420 roupies, mais raisonnablement propre si l'on soustrait l'odeur indéfinissable qui émanait du matelas. Tanpis pour cette nuit, demain il fera jour.

Le plan du quartier vaguement en tête, j'entame une petite visite matinal dans la ville décrite comme "Bombay sans charme" dans mon guide. En effet, au saut du lit la ville me faisait l'impression d'un curieux mélange entre une fête foraine et les 24 heures du Mans. Sur ma route un Sri Lankais édenté me raconte l'atrocité de la guerre dans son pays où il brainwash les enfants avant de leur mettre un fusil dans les mains. C'est un prof, exilé politique qui a fuit son camp de Madurai pour venir chercher du travail à Chennai. Il me décrit la corruption Indienne qui fait que celui qui obtient le job, c'est celui qui offre le plus gros bakshish au recruteur. Il m'explique qu'il veut rentrer jusqu'à son camp mais qu'il na plus un rond. Je lui donne quelques pièce et continue ma route un peu dépité.

Comme prévu j'arrive à ce qui été décrit dans mon guide comme un rond point. C'est plutôt un "triangle point" de la taille d'un terrain de foot où des dizaines de vélos, pousse-pousse, rickshaws, voitures, camions, bus se klaxonnent, se roulent littéralement les uns sur les autres dans un réel bordel monstre.

La tour Eiffel de Madras

Je renonce à traverser la rue, le flow chaotique, renonce à visiter Fort St George, du moins à pied.

Après m'être perdu pendant une bonne heure dans les ramifications de Triplicane, je retrouve enfin ma chambre, mon bouquet garnis, me pose deux minutes, fait mon sac et file à 10 bornes de là, au Mofussil Bus Terminus, la plus grande station de bus de toute l'Asie, comparable à un aéroport, où un bus part toutes les 10 minutes pour Pondicherry. Quatre heures de courses, juste assez pour regarder un film qui allie le chant et la danse avec le comique, l'action, les sentiments, une fille, un héros et un vilain moustachu. Personnellement, formaté à l'occidental, j'ai décroché au bout de deux heures...

Et voilà, déjà 4 nuits et 3 jours à Pondicherry et ça donne presque envie de s'y installer, ex-colonie, l'influence de la France est ici encore palpable. Gerard de Montmartre tient d'ailleurs l'hôtel où je me trouve. En lui parlant de mes projets il m'indique un de ses amis, Patrick, menuisier qui peine à s'exporter et que je décide de rencontrer le lendemain.

Petite rue tranquille de Pondi

Je toc à la lourde porte de Easychair, une femme ne parlant ni Anglais ni Français me fait signe d'attendre. Patrick Lafourcade, la soixantaine, cheveux et barbe blanc démesuré, n'est pas avare sur les détails de sa vie et de son travail, du très beau mobilier en bois exotique fait main, plus cher qu'Ikea mais indiscutablement plus solide. On parle prix, transport, délais, clientèle, capacité de production. Peut-être y a-t-il quelque chose à faire, je ne sais pas, Boris mon beau père antiquaire semble en douter, je vais chercher ailleurs...

Depuis quelques jours me tarode l'idée d'aller faire un petit séjour à Auroville, cité utopique, non loin de Pondi. J'me dis que je n'aurais surement pas d'autres occasions de me forger mon propre opinion sur cette curieuse ville largement controversée. En plus mon proprio me dit que la ville est très productive et dynamique à l'export. A voir donc..

vendredi 9 mars 2007

Vendredi 9 Mars - Mission Zéolithes : aborted

Vendredi 9 Mars - Mission Zéolithes : aborted -

 

From :        georges

To :           claus@hedegaard.com

Date :        Mar 1, 2007 3:16 PM

Subject :    Information on Zeolithes

 

Good evening,

I am sorry to bother you but you seem to be a fine expert in minerals. I have read on your website that some Zeolithe quarries were located on the Deccan Plateau east of Bombay.
Have you ever been there ?
I am prospecting India to find Zeolithe of Chabazite type only, do you think I could find some in Pune Area ?
If not, where in India ? or near..

I understand you must have a lot of questions to answer but I am really lost here, and I don't want to trip thousand of miles if someone like you can assure me it is hopeless.

I hope you could answer me whatesoever.

I am looking forward to hearing from you soon.

Yours sincerly,


georges langear

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From :       Claus Hedegaard

To :            georges

Date :        Mar 5, 2007 4:45 AM

Subject :    RE : Information on Zeolithes

 

Dear friend,

Thank you very much for your mail.

> on the Deccan Plateau east of Bombay.
> Have you ever been there ?


Yes, I visited Pune & many quarries in the area some years ago.

> I am prospecting India to find Zeolithe of Chabazite type only, do you
> think I could find some in Pune Area ?


Chabazite (s.s. & s.l.) is relatively rare in the Deccan Plateau,
contrary to the N. Atlantic, where it is extremely common.
My own collection (13,000+ records) has no entries of Indian
Chabazite
/Gmelinite and the most likely references in my library (viz,
Brown, J. Coggin & A.K. Dey. 1955. India’s mineral wealth, 3rd ed. and
Wadia, Meher D.N. 2000 (1994). Minerals of India, 5th ed., 3rd
printing) do not refer to any deposits.  Did you check the fairly
recent publication in Mineralogical Record on Indian Zeolites or
Tschernich, Rudy W. 1992. Zeolites of the world?  I have not checked
these ressources!

> I understand you must have a lot of questions to answer but I am
> really lost here, and I don't want to trip thousand of miles if
> someone like you can assure me it is hopeless.


I can not assure you it is hopeless, merely difficult!  I believe I
have seen 'Chabazite' from the Deccan once but it is very rare, I am
sure.  I have seen literally tons of zeolites and never seen any
Chabazite.
 However, if you ever wish to turn to the Færøerne or N.
Ireland, i can assure you of abundant 'Chabazite' in 9 of 10 deposits!
And I will be delighted to supply you with localities.



All the best

Claus

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mission : aborted. 

lundi 5 mars 2007

Lundi 5 Mars - High in Da Sky

Lundi 5 Mars - High in Da Sky -

Vous le croirez ou non, au moment où je tape ces quelques lignes j'me trouve en pleine ascension aérienne, à décompresser régulièrement pour pouvoir continuer d'écouter les Fat Freddy's Drop dans mes oreilles en pleines dépression. J'ai remis un jean, ça fait bizarre, ça faisait plus d'un mois que j'en avais pas porté un. Mais non jme balladais pas non plus en caleçon qu'est ce que vous allez imaginer. Bref, j'ai remis mon pull aussi, je suis content de pas mettre débarrassé de mon sweat Leclerc noir à 6 euros, parce que l'air conditionné hein..

En voilà un post intéressant dites moi..

Nan plus sérieusement, je suis arrivé à l'aéroport de Cochin vers 16h en avance puisque sans billet pour mon vol de 19h40.. J'avais prévu large, sans compter le retard, il est 22h40, mon avion décolle.. On dois arriver d'ici 1h30 à Chennai (Madras), plus le débarquement et tout le tintouin.. L'aéroport est à vingt bornes de la ville et je sais pas si je vais trouver un hôtel à cette heure là.. On verra hein..

Bon ben voilà, live from the air, fasten your seat belt !

Message perso pour papa.
Papa, un livre assez marrant que je suis entrain de lire vient de résoudre l'éternel dilemme. Le drame de ta vie. Pourquoi les gâteaux deviennent mou et le pain dur ! Tu vas pouvoir enfin dormir la nuit. Quoique le réponse ne présente pas vraiment de solution. Le ptit gâteau contient beaucoup de sucre et sel, très hygroscopique à se qui parait (même si je n'ai aucune idée de ce que cela veut dire), en gros le biscuit suce l'humidité de l'atmosphère, de plus, sa structure dense maintient cette humidité par effet de capillarité. La baguette, elle, contient peu de sucre et de sel, et a une structure très ouverte qui par le fait, ne retient pas l'eau.

dimanche 4 mars 2007

Samedi 4 Mars - Owl to the Moon

Samedi 4 Mars - Owl to the Moon -

Samedi soir, claire nuit noire en ce soir de pleine lune. Le grésillement du ventilo au dessus de la moustiquaire est couvert par le hurlement des chiens qui festoient. Chaque fois que je regarde à un endroit du filet qui m'englobe et me protège, encore une autre chercheuse de sang vient de se poser, trompe toute devant, prête à tout pour prélever la goutte de sang qui lui permettra de pondre ses œufs et donner naissance à d'autres encore et encore.

Je sais que le sommeil ne viendra pas ce soir, une fois encore, muscle tendus, cœur battant, esprit embrouillé et œil vide, de droite à gauche, incontrolablement, trop de pensées trépident.

Et la nuit qui n'en fini pas de s'étendre, ses bruits et sa noirceur ajoute un peu plus de confusion à mes entreprises et mes peurs.

De haut en bas l'humeur saute, plonge, touche le fond, rebondi, reprend espoir, sort le tête de l'eau, émerge un moment pour replonger à nouveau.

Quelle belle et curieuse chose que la vie, drôle de tableau, où toutes les couleurs, tous les sentiments, de l'amour à la haine, à la joie, à la peine, de l'espoir au dépit il n'y a qu'une nuance, mais tout est mélangé sur cette toile immense.


Certains me demandent ce que je fout ici, ben j'écris des choses dénuées de sens, je découvre ce pays somme toute très surprenant, je fais des rencontres et m'amuse de temps en temps, j'essaye de faire avancer mes prospections et mes projets persos qui à force de s'additionner et se diviser perdent même auprès de mes proches, toute cohérence.

Je pense tenir une bonne idée, comme d'hab tu me diras mon pom', une de plus qui ne s'achèvera pas, qui ne pointera même pas le bout de son nez d'ailleurs, faute d'expérience et de moyens.

J'ai l'impression de rentrer en France demain, alors il est grand temps que j'm'installe un réacteur a***. De toute façon, mon allergie est quasi passée, je book mon flight aujourd'hui, je bifurque à Chennai pour rejoindre le fameux Pondicherry ou qui sait, les rencontres seront bonnes et fructueuses.

Demain matin je vais prendre des photos chez Desmond, un peintre un peu allumé du coin, ami de mes collocs qui m'ont demandé de lui bidouille un site pour qu'il expose ses toiles. Je leur dois bien ça..

Bonne nuit.

liens : LE ZIKI DE DESMOND ::

jeudi 1 mars 2007

Jeudi 1er Mars - Fou d'allergie

Jeudi 1er Mars - Fou d'allergie -

J'avais demandé les horaires de train à l'office du centre, je speed pour être à l'heure, je demande même au rickshaw driver de mettre la gomme, en fait le train était pas avant un bonne heure et demi.. En même temps, je ne peux pas vraiment lui en vouloir, le site des horaires de train est tellement mal foutu qu'on se demande s'il ne collecte pas des idées pour le rendre encore pire ! (jvous défi de trouver les horaires du Cochin / Varkala, aucune chance...)

Indianrail

Donc je stoppe deux heures et demi plus tard à Ernakulam, pour rejoindre le bateau pour Fort Cochin. Curieux nom d'ailleurs, ça n’a rien d'un fort, pas de remparts, pas de tourelles avec des meurtrières, rien ! Moi qui m'imaginais un énorme château, j'étais un peu surpris. Jme trouve un hôtel clean à 300 rupees et commence à me balader... J'tombe sur un groupe de jeunes un peu dans le même voyage, d'un peu partout avec qui on décide d'aller se faire un restos, et il me raconte qu'il s'était rencontrés un peu avant et qu’ils descendaient se faire les backwaters le lendemain..

Le lendemain donc, j'entends un mec qui m'appelle. Pas le "hey brother, my friend !" habituel du mec du resto du coin qui essaye de t'alpaguer pour manger des calamars avariés, et finir avec 250 boutons sur chaque pied et des démangeaisons infernales. Nan mais la voix me disait vaguement quelque chose, et le fait qu'il sache mon nom aussi, un détail... Je tourne donc les talons dans une humeur pas coiffée, pas caféinée, et j'tombe sur Yorgis, un hollandais du groupe de la veille qui n'était visiblement pas parti aux backwaters, puisqu'il était entrain de trôner au milieu de réflecteurs, projecteurs, camera et autres accessoiristes multivitaminés. On commence à discuter et il me raconte que c'est la deuxième fois que ça lui arrive, à Bombay déjà il en était à sa deuxième pub, deux histoires différentes, mais qui commencèrent toutes les deux au hasard des rues.

mon pote Yorgis

Lunch time, la production a mis le paquet sur la bouffe, on se prend une table en attendant que le tournage reprenne. Une pub de chemises donc, un beau couple de toubabs se rencontre sur la plage, il la revoit pour lui offrir des fleurs, scénario hyper béton, mais il me raconte que la scène avait été tournée péniblement, puisque qu'il ne parlait pas un mot de Malayalam et que les mouvements de lèvres devait paraître probant. Yoris touche 5000 rupees, soit un peu moins de 100 euros, pour l'anecdote...

La scène des fleurs avec l'anglaise

La scène des fleurs se tourne au milieu des badeaux avec une anglaise intimidée, pas sure de son coup. Le producteur me prend à part pour me raconter sa vie en me partageant une bière, j'attends qu'il me propose, de justesse, on aborde le sujet mais nan : j'ai les cheveux trop court, il aurait bien un ptit truc de figuration pour me faire plaisir, mais voilà.. t'as p'tetre raison 'pa, jdevrais p'tetre me laisser pousser la crinière, et jouer dans des pubs de shampooing à Bollywood..

Au retour de mon saut sur l'internet à dynamo du coin, pas très loin de celui de l'après midi, un autre tournage se tournoit, se tournasse, enfin se tourne quoi.. Yorgis est toujours en place pour profiter de la bouffe et boisson de la prod, moi je prend la confiance aussi, je fais la bise au producteur (bon ça c'est pas vrai), en tout cas je monte, me coulisser dans les.. Essaye de ne pas faire de bruit pour faire genre : "je suis au courant, wink", mais faut avouer c'est très pénible le cinéma, les gens attentent en soupirant, l'actrice, semble ravie de se retrouver dans les bras d'une sorte de Jésus très poilu en perfecto et manche à franges, elle me raconte un peu l'histoire avec cet accent français que, je pense, tous les francophones peinent à perdre, enfin je dis peut être ça pour me rassurer, bref.. Elle habite ici avec sa sœur, mariée avec un pécheur Indien souvent absent. Toutes les deux élèvent une petite dans un homestay pas trop cher, avec cuisine et petit personnel. Elle me raconte qu'elle reste chez sa sœur en attendant de se marier.

Desmond et les francaises du mon HomeStay

On décide d'aller manger avec des gens du studio, sur la place du marché au poisson, près des fameux chinese nets sur le bord extérieur du fort, comme tous les touristes quoi.

Au fur et a mesure que la soirée avance, j'sent quand même un truc chelou sous la sangle de mes tongs en plastoque, un léger grattement qui se répand rapidement aux deux pieds en entier, je regarde sous la table en fin de soirée, horrible, la calculatrice de Bill Gates en rouge sang sur l'intégralité du pied. Bon là je réalise, y'a un truc louche avec pods, j'sens comme une fatigue monter, d'façon c'est la fin de soirée, j'rentre à mon hôtel, ça ira mieux demain.. Et la c'est comme s’il n’y avait pas eu de demain, jpense avoir dormi une bonne partie de la journée, jpense que mon corps essayait de se défendre contre le truc en question, mais sans eau, sans bouffe, ça n'a pas aidé.. jme lève quand même le soir pour aller prendre conseil au studio, je tombe sur l'actrice de la veille, la française, qui me coach un peu, me dit que y'a de la place à son homestay, que c'est cheap et pas loin d'un médecin que sa soeur connais, donc je bouge là-bas, feelin' really bad, les boutons s'étaient répandu sur les jambes et les mains, ça pouvait passer dans la nuit ou pas..

Première heure le matin d'après, on file chez le "médecin".. enfin médecin : Ayurvedic, elle me matte le pied, allez, 3.5 sec et demi et me prend le pouls à la main bien 5 minutes, me demande si j'avais pas manger des crevettes ou un truc comme ça, qu'est ce que je peux dire ? ben si, on a mangé que ça les derniers jours.. Jsuis partagé : d'un côté, bon, elle a deviné en deux secondes ce que j'avais mangé l'avant veille, de l'autre, qu'est ce qu'un blanc bec comme moi mange à Fort Cochin a part des fruits de mer ?

Bon bref, elle me prescrit de l'huile à étaler sur le corps pendant deux heures tous les jours, hyper pratique, j'ai salopé la moitié des draps de l'hôtel... Une poudre pour retirer l'huile, des gélules aux plantes et un sirop qui a goût de Nuoc Man ignoble...

Food allergy

nice, hu ?

En tout cas jme ménage et j'essaye d'attendre que ça parte complètement avant de reprendre mon chemin... J'ai encore les phalanges toutes rouges et urticantes, demain ou après-demain ça devrait être parti...

ps : message perso Ne t’inquiète pas Mamie TOUT va bien à présent !

 

vendredi 23 février 2007

Vendredi 23 Fevrier - Boule et bonhomme de neige

Vendredi 23 Fevrier - Boule et bonhomme de neige -

Par où commencer ? il s'est passé tellement de choses depuis la dernière fois. Ce qui est sur c'est que je regrette pas du tout, malgré mes appréhensions, mon séjour au Vijnana Kala Vedi center, super expérience, meme si je dois l'avouer mes performances en wood carving et en tabla furent plus que médiocres, il faut le dire en cuisine je mettais grave le teacher à l'amende ! Bon en fait pour cuisiner façon Kerala, tu fais revenir oignons/ginger/garlic et tu ajoutes pretty much n'importe quoi, sans oublier la noix de coco, qu'est un peu l'équivalent de notre pomme de terre à nous. J'ai noté deux trois recettes qui valent la peine Chapati, Rasam et Naan, j'les mettrai dans un autre posts...
Pour ce qui est de l'hindi, ben j'ai des bonnes bases en lecture et écriture puis maintenant il faut pratiquer, ce qui est difficile dans cette partie de l'Inde, ou le malayalam est la langue officielle. 22 langues officielles et moult officieuses, quel bordel !
J'étais super admiratif de ma prof d'Hindi, pour plein de raisons.. déjà elle s'était mis dans les poches un Phd (doctorat), ce qui est plutôt rare pour une femme en Inde, elle s'était mariée d'amour, oui d'amour, ça peu paraître normal pour nous, mais c'est pas trop la norme ici, et par dessus le marché avec un mec d'une caste supérieur à la sienne, ce qui assure son paquet de cahuettes ! Shubha, Shubha ji, on dit "ji" quand on respect la personne, "sri" quand on l’a respect plus que Ronald Macdonald, bref...
Vous savez comment on dit Georges en Hindi ? Ben on dit Georges, mais on l'écris pas pareil.. ils appellent ça de la translittération, c'est très utilisé ici, l'hymne national par exemple, ben c'est une sorte de charabia que personne comprend, et ils l'écrivent comme ils le peuvent, avec notre alphabet ça donne :

" Jana Gana Mana Adhinayaka Jaya He
Bharat Bhagya Vidhata
Punjab Sindh Gujarat Maratha
Dravida Utkala Banga
Vindhya Himachal Yamuna Ganga
Ucchala Jaladhi Taranga
Tubh Shubha Name Jage
Tubh Shubha Ashisha Mange
Gahe Tubh Jaya Gata
Jan Gan Mangaldayak Jay He
Bharat Bhagya Vidhata
Jaye He ! Jaye He ! Jaye He !
Jaye,Jaye,Jaye,Jaye He "

..Faut bien que tout le monde chante la même chose, tant pis si ça ne veut rien dire hein..

Donc voila pour le centre, plein de belles rencontres: William, un vieux scotish qui parle au compte goutte, Cilica, yogi orthophoniste canadienne qui business sur le web, Ami, américaine, ex associée de Pierre Lescur, virée en même temps que lui, reconvertie dans la traduction au cinéma, un couple d'acteurs Colombien.. Y'avait des gens intéressant et des bons moments à partager.. La patronne par contre, une Française qui avait créer le centre ya une trentaine d'années, complètement flinguée du goulot, parlait à son staff comme à des boites de Canigou et venez se la raconter sur la spiritualité de l'Inde... Elle était à vomir..

Le dernier week-end, ou le week-end dernier, ça fait pas grande différence, on s'est loué un HouseBoat pour se faire les backwaters, cette espèce de lac gigantesque.. Départ tôt le matin, 9 dans le taxi, quasi 2 heures de 4x4, 2 éléphants croisés sur le bord de la route, 28 accidents évités, grâce à notre photo de Vishnou sur le tableau de bord...
Arrivée sur le boat, moi qui m'attendais à une sorte de Zodiak aménagé avec des bouteilles en plastiques, truc énorme, un espèce d'hôtel de luxe sur l'eau, tout confort, 20 mètres de long, chambres avec A/C, mosquito net, cuisine, tout en bois et bamboo, la toit couvert de paille, juste magnifique...

 


Arrivés donc, on nous sert une noix de coco avec une paille dedans, dans lesquelles on ajoute un tiny soupçon de vodka, long soupir en s'allongeant sur la banquette, regardant l'horizon, cocotiers et petits bateaux de pêcheurs, une infinité d'eau calme, placides, on se demande comment on pourrait être mieux, un peu de musique, Fat Freddys Drop dans les oreilles, et nous voila partis pour notre journée à travers les backwat', juste magnifique...

 

Et la bouffe, arf, ça faisait 3 semaines qu'on bouffaient que du Vegetarien, le poisson le midi, le chicken le soir.. Que du bonheur... un ptit plongeon dans l'eau tiède à la tombée de la nuit, j'aimerais que mon pom' soit la ici maintenant, elle arrive dans 27 jours, i just can' wait...

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vendredi 9 février 2007

Vendredi 9 Fevrier -Grasse mat' à Aranmula-

Vendredi 9 Fevrier -Grasse mat' à Aranmula-

Grasse mat' donc .. Premiers signes d'activité vers 4h du mat', ghettoblaster à donf en provenance du temple, vu qu'il y a plusieurs centaines de divinités dans la religion Hindouiste, c'est tous les jours Noël. Notons par ailleurs que pour les indiens, Jésus est un dieu, un de plus ou un de moins vous me direz.. 4h donc, ante medium hein, ça chante et ça répète inlassablement le même refrain, la même prière, comme un vieux 45 tours rayé jusqu'à épuisement du chanteur nictaphone. 5h : les oiseaux et les coqs, une seule sorte de coq, le gripaviaireux, deux sortes d'oiseaux, le jouissus colibrius et le clacus corbus, équivalents urbains du couple débauché de l'étage d'haut dessus et du voisin bricoleur de l'appart d'a cote.. Enfin 6h, les klaxonnes, les oiseaux, la musique, tout ce petit monde s'adonne a cœur joie dans ce petit bœuf matinale...

Pas de grasse mat' donc, a 7h30: yoga, tout le monde s'affaire vers la hutte, choppe son "mat" qui pue le yak et s'agenouille "prayer position" pour écouter le yogi chanter calmement ce début de journée..

Au fur et a mesure des asanas et des sessions, on s'attache à ce petit rituel qui, il faut bien l'avouer, détend son monde.. Shawahasana, "relax session", quand le soleil déverse ses premiers rayons à travers la faune tropicale, palmiers et bananiers, ça a quand même de la gueule.

Petit dej' frugal avec la quinzaine d'autre en ce moment au Vijnana Kala Vedi Center, l'anglais est représenté sous tous ses accents autour de la table.

Deux enseignements au choix parmis la très prise Kathakali, la danse traditionnelle du Kerala, make-up, mural painting, langues etc... Pour moi c'est deux heures d'Hindi en face a face tout les jours et une heure de découverte. Wood carving la semaine dernière, voir photos de mon "wood holding watching carving" éléphant, tabla cette semaine et cooking la semaine prochaine, j'ai hâte de voir comment les gens cuisinent dans un pays civilisé c'est a dire SANS evil FOUR arf...

A chaque premier cours avec un nouveau professeur, l'étudiant se dois d'apporter le Dakshina, a betel leaf, an aracanut and a one rupee coin. Il doit être offert les deux mains jointes, et est reçu ceremonieusement par le professeur.

J'ai goûté une fois, pas deux, a ce qu'en faisaient les gurus. Ils enroulent des graines d'aracanut dans la feuille avec un peu de poudre assez caustique, mâchonne un peu, garde assez longtemps dans la bouche et recrache le mélange rougeâtre et amer. C'est censé avoir le même effet qu'une grosse gitane maïs. Personnellement à part la langue rouge sang et un goût assez acre dans la bouche, je n'ai pas eu plus de plaisir que ça, sans aucun dédain, c'est quand même une autre culture...

Je lisais le journal ce matin une étudiante indienne étudiant en France répondais au question du journaliste, it went "what thing foxed you the most while you were in France ?" "- Fish is considered a vegetarian dish !"
Is it ?

Ici en tout cas pas de poisson aux repas, 100 % veg. On s'y fait, parfois des carres de tofu pourront passer pour du blanc de poulet, et certain morceau de choux fleurs poêlés pour de la crevette... Ou peut être c'est mes phantasmes culinaires qui me jouent des tours, je ne sais pas...

Je rêves qu'un jour il me foute des protéines, des vrais sur cette foutue feuille de bananier, mais une petite voix me dit : "mec, si tu voulais un kebab frite t'avais qu'a descendre la rue, pas besoin de faire 8000 bornes !"

Nan on nous sert de la super bouffe, assez variée et bouffer avec les doigts, ben on s'y fait...

C'est déjà le week end, je pense rester au centre pour bosser mes traductions et chill out sur le toit.. Alors que les journée sont bien remplies, les soirées sont parfois un peu longues, alors je bouquine et je vous écris, comme ça vient...

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jeudi 1 février 2007

Jeudi 1er Fevrier - Vijanana Vala kedi center

Jeudi 1er Fevrier - Vijanana Vala kedi center-

..et voila, Varkala, basta, et vissa à Aranmula..

Bon il faut l'avouer c'était un peu le club med la-bas, ambiance plage, bouquin et petits restos.. M'enfin j'ai quand même vu des indiens en slips, j'ai donné à bouffer une blatte à l'araignée de ma salle de bain, j'ai vu un homme singe grimper à des cocotiers raz la falaise pour éviter que les noix de coco tombe sur les gens, j'ai vu un mec faire du yoga sur la plage la tête enfoncée dans le sable les pieds en l'air pendant 10 minutes et j'ai vu un serpent qui ma allègrement mordu le pied : "ho ! small one, not poisonous.."

Le jour du départ, il faisait gris, je savais pas que ça existait en Inde, mais c'était juste parfais pour continuer le voyage.. je traverse de la plage pour le dernière fois, chope un rickshaw jusqu'à la gare et prend l'express Bangalore qui me mènera d'ici deux heures à 50 bornes d'ici : destination Chengannur.

Aranmula, la ou se situe le Vijnana Kala Vedi center, est un petit village à quelque kilomètres de Changannur, donc re-rickshaw, petite appréhension avant l'arrivée au centre ou je pense rester d'abord une semaine, et étendre ensuite si le coeur m'en dit...


Aussitôt arrivé, aussitôt pris en charge, remplissage de papiers, explication sur le fonctionnement du centre, choix de subject, parmi d'autres je choisi Hindi comme premiere matiere et Wood carving comme seconde... allez savoir pourquoi.. disons que j'étais moins tenter par le katakali, le maquillage ou la peinture murale.. On est samedi, il n'y a pas de cours le week-end, mais demain est un jour spécial, le frère d'un copain, de la cousine de quelqu'un qui travaillait ici se marie demain.. Tout le centre est donc convié, moi inclus...


Nous voilà donc embarqués dans le bus le dimanche départ 8h30 plus une heure de retard de rigueur, au bout de 100 mètres le bus s'arrête, tous les indiens sortent du bus en courant, on apprend qu'on avait renversé une petite vieille.. rien de grave quoi, elle allait bien.. nous voilà reparti..

Arrivée deux heures or so après, pour vivre un magique mariage indien, not so magic though.. Bêtement j'imaginais ca comme un mariage à l'occidentale, de la musique, la famille et les amis etc.. Que neni.. On arrive dans une sorte de salle de fête ou un bon millier de personne assiste à l'union des deux personnes au fond fond de la salle, des inconnus pour la plupart des gens assis j'imagine ; la cérémonie se déroule en 10 minutes, échange de cadeau, signage de papier, tenage par la main (acte plus qu'indescent en d'autres conditions entre personnes de sexes opposés) et pouf, c'était fini .. (voir movie : mariage forcé)

Apres, comme le veut la tradition un grand repas et donné, et quand il dise grand repas, c'est pas de la gnognote.. En gros, une deuxième salle juxtaposée a la première ouvre ses grilles toutes les 15 minutes environs, pour faire rentrer les gens par groupe d'environs 200, définitivement venus uniquement pour bouffer gratis, dans la salle ou est servi un repas traditionnel, dans une ambiance fast-food.. Il faudras environs 4 ou 5 services ( voir movie : repas de mariage ) pour en venir à bout de tous les affamés du coin.. Séance photos à l'extérieur, la mariée fait un effort pour sourire, la marié pas beaucoup ... et nous voilà repartis vers Aranmula..

Pas vraiment le mariage auquel nous nous attendions tous donc.. enfin du moins auquel moi je m'attendais moi .. j'avais oublier que 99% des mariages n'étaient pas des mariages d'amour et que le père de la mariée devait y mettre le prix pour "caser" sa fille.. quelle horreur..


Pire, le lendemain, on nous apprend que le frere du marié s'était tué en moto le jour du mariage. Ca aurait pu expliquer la tete quil faisait, mais en fait il ne le savais pas au moment de la cérémonie. D'apres les gens du centre, ca sera consideré comme un signe de mauvaise augure, et qui est-ce ce qui en sera la cause ? la mariée biensur !


Aussitôt arrivés donc, aussitôt repartis,dans le bus, au milieu des chants et danses des Indiens en week-end j 'ai un peu mal au coeur et pas seulement à cause de mon oreille interne qui a l'habitude de me jouer des tours, mais cette fois c'est ces petits cotés du pays qui font réfléchir à la condition des femmes ici, aux rapports très bridés et formâtes entre les uns et les autres, à ce fossé qu'il existe entre notre culture et la leur... Pas de comparaison possible, je pense pas non plus qu'il faille tenter de juger le bien et le mal, il faut accepter et se soumettre tant bien que mal aux différences...

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mercredi 24 janvier 2007

Mercredi 24 Janvier -Varkala c'est playa

Mercredi 24 Janvier - Varkala c'est playa-

Varkala donc, dramaytic cliff-top settings, perfect beaches, c'est vrai, ils auraient pu rajouter : repère de soixantehuitards en caleçon, temple de la babosserie, hymne à la world music etc...
Nan à part les coups de soleil je vais pas me plaindre : P

A Paris, il fait gris, Caen s'est couvert de son manteau blanc, à Varkala c'est playa...

Moi je voulais pas venir ici hein, c'est un peu le hasard, qui comme chacun sait fait bien les choses...
Du coup je profite un peu, jme la coule douce, je suis entrain de me renseigner sur un centre d'initiation à l'Hindi et la culture indienne.. à voir...

lundi 22 janvier 2007

Lundi 22 Janvier - Un pas en avant, deux pas en arriere

Lundi 22 Janvier - Un pas en avant, deux pas en arriere-

Deux jour et deux nuit à Trivandrum, de décide que j'en avait fait le tour. J'avais découvert un tas de choses, et maintenant, j'avais besoin de comparer, de refaire mon sac, prendre le train et commencer doucement ma remontee vers le nord.

Debout aux aurores, sur le pied de guerre, c'est le cas de le dire, parce qu'on peut pas vraiment dire que je soit encore tout à fait calé, j'arrive à dormir par tranche de 2 ou 3 heures, à faire ma nuit en deux fois, et entre deux c'est la guerre ! J'essaye tant bien que mal d'engager un Génomousticide, avec tout ce que je tuais dans la nuit, je prendrai au moins perpette pour crime contre la Moustinité ! Au milieu de la derniere nuit, particulierement agitée, ou je decide d'en finir avec la totalité de l'espece, je met au point une technique bougrement riducule, digne des plus grands soldats : je passe au quatre coins de ma chambre en tapant furieusement des mains, dans les moindre recoins pour faire sortir meme les plus laches de leurs cachettes, et leur donne rendez-vous sur le lit ou je les attends, sur le dos, tete à plat, les jambes en l'air, ce qui, certes handicapant sur le plan de la mobilité, me permet de proteger mes arrieres face aux ennemis decidement au rendez-vous.

Je dois l'avouer, cette abominable ignominie de la nature a des capacité regeneratrice exeptionnelles, je decide de trendre la drapeau blanc vers les 5h du mat', le corps couvert tantot de piqures rouges de la veille, tantot de plaques blanches, fraichement piquees. Je rallume mon ventilo à deux position: 'eteind' ou 'Airbus A320'. Des l'allumage je reste scotché au lit en ayant l'impression que le plafond va s'envoler..

 

 

 

Debut aux aurores donc, sur le pied de guerre disais-je, je feuillette mon guide, et c'était décidé, va pour Kollam, ville marché, porte des backwaters. Je passe faire mes adieux ( on sait jamais ) aux gens que j'aime au cybercafé qui ne sert pas de café ; gare ; train ; arret du train en gare de ? Panique ; sueur ; rebouclage de sac fissa ; Varkala ? ouf.. j'em profite pour ressortir mon guide, page 892 :
"with its dramatic cliff-top setting and perfect beaches, Varkala is an idyllic beach town.."

Une idillique beach town ? et personne me prévient ? j'ai à peine le temps d'y reflechir que le train repare, on s'était dit Kollam, va pour Kollam..
Arrivé à Kollam, ville marché indeed, je visite une chambre ou ils auraient pu tourner des scenes de Guantanamo II. Je remarche une demi heure dans l'autre sens ; gare ; train ; Varkala .. Un pas en avant, deux pas en arriere...

vendredi 19 janvier 2007

Vendredi 19 Janvier - Suivez le guide !

Vendredi 19 Janvier -   Suivez le guide ! -

Traversée de la nuit d'un siège à un autre jusqu'à ce que l'embarquement commence pour le vol à destination de Thiruvananthapuram, 800 points au Scrabble, à 8h00 AM heure locale, 4h00 du mat' pour mon esprit fatigué, décalé..

Sorti de l'aéroport, soleil de plomb, comme d'habitude, 8 000 personnes derrière les barrières, pire qu'au concert de Bruel en 92, le zoo, sauf que l'attraction, les animaux, c'était nous.
Le plan était simple, on tire des roupies à la banque, et on s'tire en tacos dans un des hôtels présélectionné par mon précieux guide Lonely Planet: How wrong could it go ?

Je passe le militaire, puis pour un ours au zoo de Touarie, et là je panique, pas de banques, pas de visages familiers, à part les autres blanbecs de l'avion au moins aussi perdus qu'moi. Dans une frénésie de gamins hurlants, de saris multicolores et de porteurs de sac de riz, ILS étaient là, assurément entreprenants. Un des ILS me dit d'pas m'inquiéter et de la suivre; j'avais un problème, pas un roupi sur mon pour prendre les devants, donc je suis et repasse pour un ours, affronte le militaire, change en une fraction de seconde un billet de 50 euros contre une liasse de vieux roupies défraichis; je continu à suivre IL devant 1 000 zoophiles en rut jusqu'à une porte : PRE PAID TAXI, IL a vu juste le bougre me disais-je, IL, dans un anglais dont les accents me sont encore pas familier, loin de la langue de Shakespeare:
"- Where u go ?
- I would like to go to the city center, please sir
- The beach Ko~~am BEACH ?
- Yeah.. perfect"
Sur ma carte, Thiruvananthapuram touche la cote, j'en déduis qu'il m'emmène à Thiruvananpoufpouf, pres de la mer, là ou je trouverais un hôtel simple et pas cher, proche de la mer et des commerces et des marchés de vêtements colorés..
Je payes mes 375 roupies, autant dire un oeil, et file dans mon taxi prépayé.

Traversant 15 borne de l'inde farouche et balbutiante, meurtrie et agitée, je ne comprend pas un mot de mon chauffeur qui me tend le prospectus d'un hôtel digne d'un palace Deauvillais, et je commence à comprendre en voyant s'éloigner les panneau Trivandrum et se multiplier les 4 par 3 insolant de ces hôtels à enclot, devant la pauvreté des autochtones errants et misérables.

En croisant plus de blanc que d'indiens à la sorti de mon taxi, je descend le chemin menant à la plage ou j'attendais que mon guide m'en dise plus sur cet endroits ou les gens me harcèlent déjà. Tout en lisant mon guide, Roby de son nom me parle constamment. Il m'apprend que nous sommes à Kovalam, anagramme improbable de Malakof me disais-je, page 887:
" Kerala's most popular beach-side resort, Kovalam is the scene of chaotic beach-front developement, high prices, desperate souvenirs sellers and a dramatic influx of charter groups.."

Effectivement, comtemplais-je alors que Roby parlait toujours.. Je relis alors Trivandrum page 882:
"..retains some of old Kerala's ambiance.. this is still one of India's most pleasant city."
"-Rob, d'you know where's the nearest bus station ?"

Sac à dos et à ventre, je remonte la ruelle et entame le chemin à pied, 5 ou 6 km ou, malgré le risque d'insolation à midi pile, je jubile sous les regards devenus tellement plus sympathiques des Indiens que je croise, comme si ils avaient compris que j'étais venu chercher autre chose.
Je monte finalement dans le bus à 7 roupies, me repère dans la ville et me retrouve ce soir au Ganesh Hotel, page 884 : "tucked away in a pleasant part of town, this place has quiet, big, clean rooms."
Comme on dit :"Suivez le guide !"

 

 

 

 

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jeudi 18 janvier 2007

Jeudi 18 Janvier - aéroport de bombay-

Jeudi 18 Janvier - aéroport de bombay-

A 300 km/h, 10 000 mètre du sol: 8 000 bornes à parcourir, 2 000 raisons de partir, au moins autant de ne pas...

Deux voisines, 100 années à elles deux, deux verres d'eau par heure, au moins autant de raisons de se lever, 8 h de vol, 16 fois plus de raisons de renverser mon Cabernet Sauvignon sur le siège, la tablette, l'accoudoir, mon petit oreiller et la couverture dont le stewart est en rupture de stock.

L'écran de télé de l'année centrale oscille entre ces chiffres, improbablement aléatoires, et une carte ou notre avion de la taille de la Corse clignote au-dessus d'une étendue de verdure ensoleillée.

 

 

 

Départ 10h35, décollage 11h40, arrivée 23h30, voyage 8h, ma montre indique encore 21h12, j'me paume dans tous ces chiffres, deja ce matin tout été compliqué, aéroport Charles de Gaulle II, enregistrement porte IV, embarquement porte 40 vol AF0134, siège 26C, jme paume dans tous ces chiffres, mon bagage n'arrive toujours pas sur le tapis roulant no 10, c'est pas bien grave, j'attrape l'énorme valise de la personne handicapée attendant à coté de moi d'un geste incertain, je fleurte avec l'idée d'échanger mon sac toujours manquant alors que la distribution se termine contre sa place dans le fauteuil et constate dans un effroi dissimulé au milieu des autres passagers, la déraison qui s'installe dans le nuage de brume entre mes deux oreilles..

Après avoir montrer mon passeport à toutes les personnes de l'aéroport assises derrière un bureau, au bout du couloir, jme retrouve entouré de barrière, retenant plus de personnes que l'ensemble de toutes celles que j'avais croisé depuis une bonne semaine réunies, je scrute au dessus des gens ce paysage lumineusement sombre, mélange de noir et de jaune, de kaki et d'orange et prend une grande bouffée de cet air lourd et parfumé de la sorti de l'aéroport de Bombay...